Je pense que mon compagnon
me trompe. Il fait du déplacement depuis la naissance de
mon 3°. Nous sommes tous les deux divorcés et chacun
2 enfants et il a voulu à tout prix un en commun. Et depuis
c'est l'horeur. Encore aujourd'hui, il m'a dit qu'il regrettait
des fois de m'avoir connue, que la femme qu'il avait aimé
le plus au monde c'est son ex. Que si je le quittais, il avait ce
qu'il faut sous la main. Que les femmes maintenant ça se
remplacent.
Quand je pleure, il me vire en gueulant. Il a plus un seul mot doux,
ni de geste. Dès qu'arrive la semaine où il est à
son boulot, 300 km qui nous séparent, là, il redevient
doux.
Le soir il oublie soit disant de m'appeler, et le weekend appelle
et envoie des textos en cachette.
Aidez moi, je sais plus quoi penser.
Bonjour,
Voilà, je suis une jeune femme de 33 ans mariée avec
une homme de 49 ans. Nous avons quatre enfants.
Nous nous entendons bien cependant au niveau intimité, j'ai
parfois l'impression qu'il m'en demande trop ! Il aurait tendance
à vouloir réaliser des choses du genre fist... ou
il m'insulte pendant l'amour. Il est très voyeur et son fantasme
serait de me voir avec un autre, pour moi c'est impensable c'est
lui que j'aime et je ne peux pas me donner à un autre.
Dernièrement lors d'un repas chez une amie divorcée,
nous nous sommes mis à parler sexualite banalement mais au
cous du repas il s'est mis à descendre son pantalon devant
moi et à se faire caresser par elle !
Je suis anéantie, je me sens trahie salie. C'est mon homme,
j'en crève et je me dis qu'il pourrait me tromper sans remords
car après en avoir parler avec lui, il me repond que c'était
un fantasme et quil pensait que j'étais d'accord etqu'il
n'a aucun sentiment pour elle et enfin qu'à son âge,
il a besoin de se prouver qu'il est encore capable. En fait, pour
lui c'est banal et il ne comprend pas pourquoi je souffre.
Est ce moi qui ait un problème ou lui qui serait à
la limite de la perversité. aidez-moi, comment dois je réagir
en sachant que je l'aime plus que tout.
On parle souvent de la femme battue, de la maltraitance
physique dans le couple. Le schéma est le mari instable,
violent, alcoolique qui bat sa femme.
La maltraitance psychologique est plus confuse :
où finit la colère, où commence la maltraitance
?... Où finissent les jeux érotiques, où commence
l'humiliation sexuelle ?
Les crises de couple passent souvent par l'humiliation
du plus faible, en général la femme. Certains comportements
masculins, par exemple l'emploi de l'insulte, n'est pas acceptable
par les compagnes. Il ne peut y avoir d'exception, hormis un éclat
de voix très occasionnel... et encore...
La maltraitance psychologique est une pression exercée
par un être déséquilibré qui s'arroge
le droit d'inférioriser sa victime. Une victime qui se plie
est souvent prisonnière des sentiments qu'elle a envers son
tortionnaire.
Pas question de subir l'humiliation dans son couple
! Cette règle ne se négocie pas.
Une femme humiliée doit se protéger
et éviter de "nourrir" le conflit en étant
passive face à une telle agression. Prendre de la distance,
s'investir moins, et, si possible, prévoir un changement
de vie. Il n'est plus question d'amour dans ce type de couple.
Une femme humiliée doit tisser autour d'elle
des liens amicaux et éventuellement rechercher une aide psychologique
pour qu'à aucun moment ne s'insinue le doute qu'elle puisse
être la cause du déséquilibre de leur conjoint.
Une femme vivant en couple peut générer
des conflits conjugaux (une complicité sexuelle mal assise,
des manières de vivre irritantes etc.), mais en aucune manière
la "sanction" de ces imperfections ne peut déboucher
sur une humiliation verbale ou sexuelle.
Les comportements disproportionnés de certains
hommes sont de leur propre responsabilité. Souvent une thérapie
serait la bienvenue, mais comment le leur faire comprendre ?
Pas facile. Ils sont persuadés d'être dans leur bon
droit et puis admettre qu'ils dérapent serait le début
de leur guérison... Ce cheminement psychologique est rarement
de la compétence d'une épouse. Trop d'implications
personnelles, trop de fragilités face au "monstre"...
Ne cherchez pas à réparer votre couple
en vous mettant en première ligne. Une retraite est une question
de survie. Parfois les distances calment le jeu, mais il est souvent
nécessaire de tourner la page en se disant qu'être
une femme humiliée n'est pas un art de vivre salutaire.
Dans les deux témoignages, ces deux hommes
estiment que leur vie sexuelle serait meilleure ailleurs ; outre
l'affront que cela représente, cette opinion intime prouve
que les vies de couple respectives n'ont plus guère d'importance
à leurs yeux. Humiliation plus dissolution du couple... que
reste-t-il à vivre à deux ?
hOHo
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